Top 10 / n°10 : Sugar Ray Leonard, le patron des « 4 Horsemen » (Partie 2)

La suite, c’est peut-être le plus bel exemple qui soit d’un exercice redoutable et souvent cruel pour ceux qui l’ont tenté : le come-back. Nombreux sont les champions qui revinrent sur le ring après avoir annoncé qu’ils raccrochaient les gants. Moins nombreux sont ceux à qui un tel retour apporta satisfaction, que l’on parle de gloire ou de dollars, après après avoir placé les gains d’une première carrière de manière plus ou moins avisée… et plus ou moins bien conseillée. En la matière, les échecs patents foisonnent. Jim Jeffries, champion des lourds de 1899 à 1905 et athlète phénoménal en avance sur son temps, s’était retiré invaincu. Il commit l’erreur de défier 5 ans plus tard son successeur Jack Johnson, premier champion noir de la catégorie reine, poussé par un establishement blanc désireux de laver l’affront. Hors de condition face à un adversaire au faîte de ses capacités pugilistiques, Jeffries subit une correction de 15 rounds avant d’abandonner.

Toujours chez les lourds, Joe Louis, tyrannique détenteur du titre mondial dans les années 30 et 40, tenta un retour 2 ans après sa retraite de 1948 par nécessité économique, ayant peu sagement investi dans le show business et les boissons alcoolisés. Echouant à reconquérir son bien par décision contre Ezzard Charles, ancien mi-lourds et excellent tacticien, il mit un terme définitif à sa carrière 2 ans plus tard après un triste KO infligé par Rocky Marciano, lequel pleura d’avoir tant humilié son idole de jeunesse. Que dire d’un Michael Spinks, couvert de gloire en mi-lourds puis en lourds dans les années 80, victorieux à deux reprises et contre toute attente du grand Larry Holmes en 85 et 86, et qui sortit de sa retraite après un an pour tenter de stopper l’impitoyable ascension de Mike Tyson … et passer les 91 secondes les plus pénibles de sa vie sur un ring. Ou d’un Thomas Hearns qui, à 50 ans et en dépit de difficultés d’élocutions traduisant le tribut conséquent qu’il dut payer à son exigeant métier, évoque encore un retour sur le ring…

Les come-backs ne sont pourtant pas tous voués à l’échec, et l’un des cas les plus spectaculaires qui ont précédé Ray Leonard fut celui du brésilien Eder Jofre. Devenu champion du monde des poids coqs en 1961, Jofre demeura invaincu jusqu’en 1965 après 7 défenses de son titre par KO, et une solide candidature au titre officieux de meilleur boxeur toutes catégories confondues, à la fois styliste et puncheur de grande efficacité (50 de ses 72 victoires en carrière se soldèrent par un KO). Il perdit pourtant deux décisions en 1965 et 1966 face au japonais « Fighting » Harada, redoutable bagarreur dont Jofre ne sut répondre à la pression étouffante. Trois ans plus tard, à l’âge avancé de 33 ans, Jofre fit son come-back en poids plumes, remportant 25 victoires consécutives assorties d’un titre mondial acquis en 1973 et défendu victorieusement une fois avant sa retraite définitive en 1976. Notons qu’Eder Jofre est l’un des rares végétariens à être devenu champion du monde de ce sport.

George Foreman, lui, était tout sauf végétarien. Puncheur dévastateur sans guère d’équivalent dans la riche histoire des hommes forts de la boxe, sa première carrière, après un titre olympique acquis en super lourds en 1968, l’avait vu conquérir la ceinture des lourds en écrasant Joe Frazier en 2 rounds. Il la perdit à l’issue du mythique « Rumble in the Jungle » de 1974 contre un Ali vieillissant, mais faisant toujours montre d’une résilience et d’un brio tactique incomparables. Foreman prit sa retraite en 1977 à 29 ans, sur une défaite aux points contre Jimmy Young à l’issue de laquelle il prétendit avoir eu une apparition divine. Onze ans plus tard, devenu pasteur, lesté de 30 livres supplémentaires et devenu aussi affable qu’on l’avait connu mutique et inexpressif à l’époque de son premier titre, il annonça son retour sur les rings. Terriblement lent, doté d’une garde anachronique et présentant l’apparence physique d’un gigantesque poussah, il commença par susciter l’amusement, puis l’attention des fans après avoir enchaîné 24 victoires en autant de combats, dont 23 KOs, bénéficiant certes d’un choix d’adversaires plutôt précautionneux. Défait honorablement par décision lors d’un combat pour le titre contre Evander Holyfield en avril 1991, non sans l’avoir durement éprouvé, « Big » George ne laissa pas passer sa chance une seconde fois face à Michael Moorer, plus jeune, plus rapide, mais doté du châssis d’un mi-lourd naturel, et qu’il cueillit de quatre terribles coups de pattes au 10e round pour redevenir champion du monde des poids lourds à 45 ans. L’exploit est considérable, mais l’adversaire proposé à Foreman était autrement moins redoutable que celui qu’affronta Ray Leonard un soir d’avril 1987.

Sugar Ray a donc pris sa retraite depuis 4 ans quand il annonce son grand retour. Pas contre n’importe qui : contre Marvelous Marvin Hagler, qui était déjà le champion incontesté des moyens en 1982, et qui approche depuis lors le record détenu par Carlos Monzon du nombre de défenses consécutives et victorieuses d’un titre des moyens. Hagler a semblé émoussé lors de ses victoires contre Duran et John Mugabi, mais il est invaincu depuis de longues années, il a annihilé Thomas Hearns en 3 rounds dans l’un des 10 plus grands combats de l’histoire de ce sport, et Leonard n’a jamais boxé en moyens. De son côté, Hagler veut la reconnaissance du grand public et hésite finalement un peu à prendre ce combat, souhaitant enfin se défaire de l’image de machine froide en endossant désormais le rôle du « gentil ». Mais le goût du billet vert est finalement le plus fort, puisqu’on lui promet le plus gros chèque jamais signé pour un combat de boxe à l’époque, soit 12 millions de dollars. Et si le camp Leonard cède sur le partage des gains, il impose méthodiquement un certain nombre de paramètres réputés favoriser son champion, en particulier un ring vaste laissant plus d’espace aux déplacements, et des gants plus gros qu’à l’accoutumée, réputés atténuer la violence des coups du champion.

A dire vrai, Leonard a déjà recombattu, en 1984. A cette occasion, il subit son premier knockdown en carrière et bénéficia d’un arbitrage plutôt favorable, suite à quoi il repartit à la retraite… Bref, après 2 ans de plus et contre un croque-mitaine plus lourd que lui du calibre de Marvin Hagler, il est l’outsider, et de loin.

Et c’est en avril 1987 qu’a lieu l’une des surprises les plus incroyables et les plus contestées de l’histoire du noble art. Preuve que Leonard s’est entraîné comme un chien, il a même été mis KO par un sparring partner. Son entraîneur Angelo Dundee a observé les combats d’Hagler, ainsi que la main dont il signe les autographes, et il est convaincu que même si le divin chauve boxe en fausse garde c’est bien dans sa main droite que réside sa vraie puissance. A Leonard de savoir se défendre en premier lieu contre la droite, de près – en s’appuyant sur l’épaule droite de Hagler dans les corps-à-corps – comme de loin. Ils ont aussi analysé les faiblesses d’Hagler, notamment la détérioration progressive de son déplacement. Commentant pour HBO la défense de titre de Marvelous Marvin face à l’argentin Juan Roldan en mars 1984, Sugar Ray avait déjà évoqué en direct ce sensible ralentissement.

Le résultat est que Leonard sait parfaitement comment le prendre : bouger, mettre une série, bouger, mettre une série… et s’accrocher si nécessaire. Rincer et reproduire l’opération. Faire face à Hagler et se battre avec lui a tout du suicide, et Leonard fera tout pour gagner avec ses propres armes. Y compris la guerre psychologique, qu’il abordera sous deux aspects : d’abord, reprendre le rôle du favori des foules face au « méchant » idéal qu’est Marvin Hagler. Ensuite, laisser planer le doute sur la tactique qu’il adoptera, c’est à dire prétendre alternativement qu’il acceptera l’affrontement, ou qu’il l’évitera.

Le début de combat est à la faveur de Leonard. Hagler ne trouve pas la distance, n’arrive pas à lui couper la route comme Duran le fit avant lui, et subit le peu de choses que Leonard entreprenne. Elément curieux à noter, Hagler choisit de boxer d’entrée Leonard en droitier, lui qui travaille en fausse garde depuis le début de sa carrière. C’est très probablement une erreur tactique qui prive Hagler de la grande puissance et de la précision du jab du droit qu’il utilisait habituellement, en droitier naturel boxant en gaucher. Bref, si le round 3 est discutable, avec 2 minutes pour Hagler et la 3e à Leonard, on peut défendre le choix des juges de scorer les 4 rounds pour Sugar Ray.

C’est là qu’entre un jeu un élément fondamental : les règles et les habitudes de la boxe ont changé, et ce championnat n’a pas été négocié en 15 rounds mais en 12 (la WBC avait initié le mouvement après le décès de l’infortuné Dook Koo Kim suite à sa défaite au 14e round contre Ray « Boom boom » Mancini pour le titre des légers en 82). 4 points d’avance au tiers du combat est donc un avantage plus que substantiel. Hagler, qui a dû sa victoire face à Duran à son travail dans les rounds 13 à 15, est cette fois tombé dans le piège.

A partir du round 5, la physionomie du combat évolue. Hagler trouve sa distance, mais est toujours battu en précision et en quantité par un Leonard qui joue parfaitement le coup, bouge quand il le faut, s’accroche de la même façon. Hagler score désormais les coups les plus nets, et Leonard s’efforce d’accélérer à chaque fin de round pour emporter la décision des juges. On voit malgré tout nettement à la fin du round 5 que Leonard est éprouvé par les dernières séries de Hagler.

Le combat s’équilibre, mais il est tard. Leonard mène aux points. Cela fait plus de 2 ans qu’il n’a pas combattu officiellement, et forcément, il fatigue. Mais dans le combat d’escrime de poings qu’il impose à Hagler, il fait face. Il a toujours pour lui son menton et son esquive, il s’est préparé comme jamais … et il tient. Malgré la force de Hagler, malgré la distance qui se raccourcit sans cesse, il tient. Il bouge la tête, s’accroche, contre, survit et continue à tenter d’impressionner en fin de round. L’arbitre Richard Steele lui reprochera ses accrochages une bonne trentaine de fois dans le combat, sans jamais lui infliger de point de pénalité…

Il faudra repartir du combat entier pour regarder les deux derniers rounds :

Le dernier coup de gong voit Leonard s’effondrer dans les bras de ses hommes de coin. Côté Hagler, la carrosserie est à peine éraflée. Nul besoin de se demander qui aurait gagné un combat en 15 rounds. Mais là, c’est fini. Un des juges score 118-110 pour Leonard et jette un doute sérieux sur son impartialité, voire sa sobriété au moment des faits. Les deux autres scorent 115-113 pour l’un et l’autre, aucune des deux interprétations n’étant vraiment scandaleuse. Et la décision tombe : pour 2 juges contre 1, Leonard conquiert le titre de champion du monde des moyens. Le plus grand come-back et l’une des plus grandes surprises de l’histoire de ce sport. Dans la foulée, les médias sont partagés. L’Equipe donne le combat à Hagler. Mais il est battu, et ne voudra ou n’obtiendra pas de revanche, puis annoncera sa retraite un an plus tard. Les versions divergent sur celui des deux qui refusa à l’autre une nouvelle confrontation, qui aurait soit lavé l’honneur blessé de Marvelous Marvin, soit levé l’ambiguïté autour de la victoire de Sugar Ray. L’important, c’est qu’en ce mois d’avril 1987, l’impensable a eu lieu. Ray Leonard gagne une deuxième ceinture unifiée et fait un grand pas vers la légende.

Vous imaginez probablement auquel des deux champions va ma préférence. Mais sur la décision… j’avoue changer d’avis à chaque fois que je regarde le combat, en particulier sur le 3e round. Qui était le plus fort ? Marvin Hagler. Qui a fait de ce combat ce qu’il a voulu et dominé tactiquement ? Ray Leonard. Depuis, ce dernier a reconnu deux choses : d’abord, il a attendu une époque où Hagler était autrement plus prenable que quelques années auparavant. Ensuite, il ne sait pas lui-même qui a vraiment gagné. Dans l’absolu, je ne le sais toujours pas non plus, mais dans les faits Leonard a relevé un défi insensé, et il a pour ce faire tiré 110% de ses capacités. Un exploit. Un exemple. Un mythe.

Bref, Sugar Ray Leonard, en avril 1987, est sur le toit du monde. Il a battu les 3 autres des 4 horsemen et peut ainsi se targuer d’être le meilleur boxeur de la dernière grande époque de ce sport. Il a 31 ans, et pas mal d’options devant lui. Mais il annonce de nouveau sa retraite un mois plus tard.

Pour son retour sur le ring après une nouvelle année d’inactivité, Leonard vise l’accumulation de ceintures dans les catégories supérieures. Rendez-vous est donc pris contre le frustre puncheur canadien Donny Lalonde, champion mi-lourds de réputation correcte, pour un titre dans la catégorie intermédiaire et nouvellement créée des super-moyens ET celui des mi-lourds, alors que Lalonde est contraint de descendre à la limite des super-moyens. Les choses démarrent mal pour Sugar Ray : il va au tapis au 4e round, mais se remet en marche, et après une série impressionnante de Lalonde au 9e, il contre-attaque brutalement et le met à terre, avant de remettre ça après le break. Il s’impose avant la limite alors qu’il était mené aux points. Leonard emporte du même coup 2 ceintures de plus, sans qu’elles aient vraiment la signification des précédentes. Un tour de passe-passe sur mesure. Il n’empêche qu’un titre en mi-lourds après des débuts en welter force le respect.

A noter, la nuque longue mythique du champion canadien.

Le combat suivant est une sacrée affiche : rien moins qu’une revanche contre Thomas Hearns. Ce dernier a le châssis plus large que celui de Leonard et la prise de poids par rapport au premier match (17 livres environ) semble l’avantagert. Mais le Hitman a perdu à la surprise générale contre Iran Barkley son titre en moyens (subissant un énorme KO sur un coup), et il a reconquis une ceinture en super-moyens dans un combat sans grande saveur. Le scénario de leur première confrontation, ainsi que les KOs également subis par Hearns face à Hagler et Barkley, font de Sugar Ray le favori aux yeux des observateurs.

Intitulé « The war », c’est un bon combat qui laissera finalement un goût mitigé : il commence lentement, Hearns a l’initiative et mène avec son jab, puis Leonard tombe sur une droite au 3e, accélère dans la 4e, est proche de conclure dans la 5e, le combat s’équilibre et ralentit… jusqu’au 11e, où une nouvelle droite fait tomber Leonard. Celui-ci donne tout dans le dernier round, et emporte… le match nul, alors que beaucoup auraient donné le combat à Hearns. La belle n’aura jamais lieu, faute d’un accord sur le poids.

Le grand Ray Leonard, âgé de 34 ans, disparaît malheureusement après cette revanche contre Hearns.

Car sa fin de carrière est douloureuse et anecdotique : d’abord, la belle contre un Duran de quasi 40 piges et dont le goût de la fête n’a jamais été aussi prononcé (il a depuis la revanche du Brawl in Montreal perdu une décision serrée contre Hagler et s’est fait fumer par Hearns en 2 rounds, entre autres). Victoire aux points, dans un combat manquant d’intérêt.

Plus d’un an plus tard, et dans ce qui pourrait sembler être un élan d’héroïsme ou d’inconscience assez inexplicable, c’est un Leonard déclinant qui redescendra de 2 catégories pour défier celui qui est alors la vedette des super-welters, « Terrible » Terry Norris. Limité défensivement (ce que Julian Jackson mit brutalement en évidence quelques années plus tôt), Norris avait malgré tout un arsenal offensif et une vitesse de bras sans vraiment d’équivalent sur la scène de l’époque. Face à lui, Leonard voulait en fait conquérir une ceinture dans une 5e catégorie plus accessible que les lourds-légers… Mais mis 2 fois à terre, le grand mérite de Sugar Ray fut de ne perdre qu’à la limite face à un adversaire qui ne l’aurait certes pas battu quelques années plus jeune, mais le surclassa littéralement ce soir-là pour lui infliger sa deuxième défaite en carrière.

A l’issue du combat … Nouvelle retraite, puis nouveau retour en 1997 pour un ultime défi contre l’ancien champion Hector « Macho » Camacho, un très bon boxeur défensif pas spécialement réputé comme frappeur et auteur d’une jolie carrière (il a gagné un combat en 2009 à 47 ans). Le résultat est cruel : Sugar Ray est arrêté au 5e round, et la nouvelle retraite qui s’ensuit sera bien la dernière.

Alors, Sugar Ray ? Dans les 10 meilleurs ? Ce qui précède le prouve. Pas plus haut ? Ce qui suit me le prouve à moi.

Technique : Un très grand technicien, qui savait absolument tout faire sur un ring, de près ou à mi-distance. Et très, très vite, de mains comme de pieds. De (rares) limites défensives face à ceux qui savaient lui couper la route.

Physique : A la fois la vitesse, la coordination, l’endurance et la résistance. Pas le plus grand des puncheurs, mais un ratio de KOs plus qu’honorable et dû autant à sa technique qu’à sa force. Il est tout de même allé au tapis contre 3 adversaires et s’est fait stopper, mais ne s’est jamais fait sécher net, alors qu’il a affronté des hommes plus que dangereux.

Tronche : Son courage, il l’a montré plus d’une fois. En rendant coup pour coup à Duran, en finissant le plus fort après avoir été touché contre Hearns à 2 reprises, et en osant aller affronter Marvin Hagler. Voire en tenant la limite contre Norris.

Intelligence : Un maître, et l’un des meilleurs boxeurs/puncheurs de l’histoire. Point barre. Il pouvait battre des bagarreurs, des boxeurs, des puncheurs, des gratteurs, en leur faisant faire à chaque fois le combat qu’il voulait.

Palmarès : 36 victoires, 1 nul, 3 défaites. Des ceintures dans 4 catégories. C’est le plus petit nombre de combats de ce top 10, et c’est aussi cela qui lui vaut de ne pas être classé plus haut. Leonard n’a jamais vraiment défendu une ceinture sur une longue période de temps. Ses 3e et 4e titres sont dus à une magouille assez avantageuse. On pinaille ? Pas tant que ça, quand on compare à d’autres que lui …

Qualité de l’opposition : Des victoires sur Duran, Hearns et Hagler. Un trio magique, même s’il faut tempérer les 3 oppositions : Duran venait des légers et l’avait battu la première fois, Hearns n’est pas vraiment favorisé par les juges sur la revanche, et Hagler était usé… pour une victoire qui reste tout de même très, très serrée. Mais il les a battus, tous les trois, alors que chacun sortait d’une longue période d’invincibilité. Et ces trois victoires mythiques pèsent énormément. Lalonde était honnête et plus costaud que lui, Benitez est entré au Hall of Fame et il est reconnu comme l’un des meilleurs welters de l’histoire : les seconds rôles ont une certaine gueule. Tous ces succès valent plus que ceux de bien des carrières plus longues que la sienne. Norris était très fort quand il l’a boxé, Camacho avait encore du jus : rien d’infâmant à perdre contre eux en fin de carrière, même si ce furent des combats de trop.

Au final : L’un des 10 meilleurs boxeurs de l’histoire, c’est indiscutable. Intrinsèquement meilleur encore que cela, mais limité par une carrière de 40 combats qui souffre de la comparaison avec pas mal de ses pairs. LE champion des années 80.

2 réflexions au sujet de « Top 10 / n°10 : Sugar Ray Leonard, le patron des « 4 Horsemen » (Partie 2) »

    • Un grand merci pour ce commentaire. Nous sommes (trop) peu nombreux à aimer ce sport et chaque nouveau contact est plus que bienvenu.

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